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« Métroclès, frère
d'Hipparchia, qui avait été tout d'abord l'auditeur du Péripatéticien
Théophraste, avait été si bien gâté qu'un jour où, au milieu
d'un exercice oratoire, il avait lâché un pet, il resta enfermé
chez lui, découragé, bien décidé à se laisser mourir de faim.
Lorsqu'il appris la chose, Cratès, qu'on avait sollicité, se
rendit chez lui et, après avoir à dessein mangé des lupins, le
persuada, arguments à l'appui, qu'il n'avait rien fait de mal. C'eût
été en effet un prodige que les gaz ne fussent pas eux aussi rejetés
de façon naturelle. Finalement Cratès se mit à lâcher des pets
et réconforta Métroclès, en le consolant grâce à l'imitation de
ses actes. De ce jour, Métroclès fut son auditeur et devint un
homme apte à la philosophie. »
<VI 94 Métroclès p.759>
Diogène LAËRCE / Vies et
doctrines des philosophes illustres / La Pochothèque LdP 1999
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